22/10/2006

Les copains de jadis....

imagesCAZTIGZF

 
A peine entré à l'école gardienne
Que déjà une infâme gardienne
Enfonçait sur mon cerveau profane
Un ignoble bonnet d'âne.
 
Ecole gardienne de la rue Saint-Laurent
Que sont mes copains de jadis, devenus ?
 
J'abandonne le bonnet honteux
Et découvre un endroit savoureux,
Le chaud et sensuel bac à sable.
Je rencontre le premier baiser, agréable !
 
Blondeur et taches de rousseur,
L'enfance est à pied d'oeuvre.
Dans la grande cour de ciment
S'agitent les premiers sentiments.
 
Fabienne, Danièle, Martine, 
Patricia, Véronique, Christine,
Souvent je me souviens de vous
Encrées en moi comme un tatoo. 
 
Ecole primaire André Bensberg,
Que sont mes copines de jadis, devenues ?
 
Le vieux cartable en cuir brun
S'en va mourir, tendre défunt.
Je franchis de nouveaux murs
Et m'enlise dans l'enfance mûre.
 
C'est l'éveil culturel, intellectuel,
Le nez écrasé dans les manuels
Baba cool, le cul dans le rénové
J'observe mes premiers poils, étonné !  
 
Athénée de Jonfosse,
Que sont mes copines de jadis, devenues ?
 
Je bouge, je me cherche.
Qui va me tendre la perche ?
Une école sans filles, je m'ennuie.
Il y a les livres, je me construis.
 
Athénée de Liège I,
Que sont mes copains de jadis, devenus ?
 
Je saute pieds joints dans l'adolescence
Mes 16 ans s'affichent, arborscents !
Combien de baisers perdus, au bal ?
Et de caresses retenues, pour pas un balle !
 
Je m'amuse, de "buse" en "buse",
Je double et redouble, sans excuses !
L'avenir s'oublie, au fond du verre,
Il est urgent de rire, pas de galère !
 
Le temps passe, vorace !
Pourtant, rien ne s'efface
Mon âme garde la trace
De ces instants de grâce.
 
Athénée Saucy
Que sont mes copains de jadis, devenus ?
 
                    Feuille d'automne

 

 

 

10:25 Écrit par Feuille d'automne dans poésie | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : saucy, jonfosse, bensberg |  Facebook |

10/10/2006

Excuse mélancolique

302570810[1]

Je ne vous aime pas, non, je n'aime personne.
L'Art, le Spleen, la Douleur sont mes seules amours ;
Puis, mon coeur est trop vieux pour fleurir comme aux jours
Où vous eussiez été mon unique madone.
 
Je ne vous aime pas, mais vous semblez si bonne.
Je pourrais oubliez dans vos yeux de velours,
Et dégonfler mon coeur crevé de sanglots sourds
Le front sur vos genoux, enfant frêle et mignonne.
 
Oh ! dites, voulez-vous ? Je serais votre enfant.
Vous sauriez endormir mes tristesses sans causes,
Vous auriez des douceurs pour mes heures moroses,
 
Et peut-être qu'à l 'heure où viendrait le néant
Baigner mon corps brisé de fraîcheur infinie,
Je mourais doucement, consolé de la vie.

Jules Laforgue, Les complaintes, 1895

23:13 Écrit par Feuille d'automne dans littérature | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : melancolie |  Facebook |

Il pleure dans mon coeur

medium_Pluie[1]

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
 
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie
Ô le chant de la pluie !
 
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! Nulle trahison ?
Ce deuil est sans raison.
 
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi,
Sans amour et sans peine
Mon coeur à tant de peine !

Paul Verlaine, Romance sans paroles, 1874

22:37 Écrit par Feuille d'automne dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : verlaine |  Facebook |

04/10/2006

La Fée Fred

 
 
 
La fée Fred

Ma fée, ma luciole.... elle illumine mes chemins ténébreux.
L'amie du bout des jours....
 

18:03 Écrit par Feuille d'automne dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Quai de gare

 
        
garewatermaelnb[1]

                             

 
Assis sur la banquette de ce wagon si froid,
j'efface d'un revers de main l'humidité du matin triste,
 ingrate rosée qui dégouline le long de la vitre 
au rythme précis du rail.
Un trou dans le brouillard,
je vois défiler mes rêves et mes espoirs.....
mon amour pour toi, ton amour pour moi......
Je pleure... trop de douleur...
Le train siffle....
Une gare, une nouvelle destination.....
Et sur le quai peut-être m'attend..... un nouveau bonheur !                                                                                                                                                                                                      Feuille d'automne
 

17:49 Écrit par Feuille d'automne dans Amour | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/10/2006

 Fatal spleen

melancolie

Ô spleen, fatal compagnon
Inutile de te donner la leçon
Tu me connais, de toute façon
Tu te nourris de mes frissons
Tu attises mes passions
Et fustiges ma raison
Lorsque parfois, elle a raison
Mon coeur est ta maison
Tu y trônes en pharaon
Rond rond petit patapon...
 
Feuille d'automne

17:11 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

01/10/2006

Baudelaire Charles Pierre

 Si un homme doit symboliser la réalité du spleen, c'est Baudelaire.
Le drame d'un homme dont le spleen n'est étranger ni à l'aliénation socio-historique du "mal du siècle" ni aux rêveuses divagations du "vague des passions".
La mélancolie, un sentiment haï ou chéri. Est-ce le résultat d'un déterminisme ou du fatalisme ?
Si on s'attarde quelque peu sur la vie de Baudelaire on constatera qu'entre la souffrance de l'enfant orphelin de père, la longue haine de l'adolescent pour sa mère, la solitude renfrognée de l'écolier qu'il était à Lyon, la dépravation du bohème syphilitique, l'infortune de l'amant aussi volage que trompé et l'amertume de l'écrivain incompris, il y avait peu de chance qu'il échappe au spleen paralysant, installer telle une infection virale ! Déterminisme !
Mais moi qui n'eus pas à subir pareil chaos, pourquoi le spleen est-il un squatter du premier jour ? Fatalisme ?
 
             
    
      Qui peut me répondre ?
 
Feuille d'automne
 
 
 
 

12:41 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |