25/03/2007

Le Net taille un costard à Tommy Hilfiger.

tommy_hilfiger_150c[1]

Je recevais récemment le mail suivant :
 
"certain d'entre vous ont regardé le récent enregistrement de
>>l'émission d'Oprah Winfrey (USA ) avec son invité Tommy Hilfiger.

>>Lors de cette émission, elle lui demanda si les propos racistes
>>qu'on l'accusait d'avoir tenus étaient vrais :

>>"Si j'avais su que des Afro-Américains, des Arabes, des Hispaniques
>>et des Asiatiques allaient porter mes vêtements,
>>je ne LES AURAIS JAMAIS FAITS AUSSI BEAUX. J'aimerais que ces gens
>>NE PORTENT PAS mes vêtements car ils sont faits pour la classe
>>supérieure blanche."
>>Sa réponse fut un simple "Oui".

>>Après quoi Oprah lui demanda de quitter son plateau de télévision.

>>Suggestion : N'achetez pas votre prochain t-shirt ou parfum chez
>>Tommy Hilfiger .
>>Donnons-lui ce qu'il souhaite. Ne lui donnons plus notre argent.
>>N'achetons plus ses vêtements. Faisons en sorte que ce raciste
>>atteigne
>>un niveau financier tel qu'il ne puisse même plus se permettre le
>>prix ridicule auquel il vend ses vêtements. Alors boycottons tous
>>ses produits.........Pour qu'il soit ruiné !

>>Et surtout faites circuler ce message SVP.

 

 

J'ai lu, je me suis assis sur mon tapis bolivien et, une tisane chaude entre les mains (tilleul), j'ai réfléchi.....
 
D'abord, qu'est-ce que la classe supérieure blanche : le dernier mini monovolume de Mercédès ?
 
Plus sérieusement, alors qu'on la croyait éradiquée au Pays de l' Oncle Sam, l'extrême droite radicale reste une réalité au sein des pouvoirs économiques. Une vieille graine nauséabonde a-t-elle germé sur les cendres du défunt (?) Ku Klux Klan ? 
De plus, il ne suffit plus d'être blanc pour mériter un polo Hilfiger, il faut en plus être riche !!
Ouf ! pour mon plus grand soulagement, Tommy ne précise pas si le blanc riche doit aussi avoir les yeux bleux et la tignasse blonde. Voilà qui  suppose une certaine ouverture d'esprit !!
 
Pour ce qui est du boycott, c'est comme pour le réchauffement climatique : l'initiative louable n'est-elle pas un peu tardive ? En effet, je pense que quelques judicieux placements ont mis la famille Hilfiger à l'abri du besoin pour....... plusieurs générations !
 
Mais tu ne perds rien pour attendre, Tommy ! On t'aura dans..... l'autre vie !
 
Euhhh....et je fais quoi moi avec ma paire de boots Tommy Hilfiger ? J'ai pas les moyens de m'acheter de nouvelles pompes si je les balance...... Bon ben, ma bonne conscience patientera encore un peu..... :o)) 
 
Feuille d'automne  

21:41 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : tommy hilfiger, ku klux klan |  Facebook |

21/03/2007

 Tendresse pour tous....

solitude[1]

 

[...] s'il est une chose qu'on puisse désirer toujours et obtenir quelquefois, c'est la tendresse humaine.
(A. Camus. La peste, p.271, Folio n°42)
 
Je m'assieds sur mon tapis bolivien, un thé chaud entre les mains ( menthe et cannelle ) et je réfléchis....
 
A cet égard, la vie m'a choyé..... Aussi, depuis gamin, j'invite à partager. Même si, parfois, je me surprends à "thésauriser".... Crainte de l'abandon, de la solitude ? Si c'est la cas, elle n'est pas consciente..... La tendresse c'est l'écoute sincère, le regard véritable, la caresse authentique transmis dans l'abandon de soi. C'est une offrande sans retour.
 
 
Feuille d'automne
 

 

18:18 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

17/03/2007

L'humanité a trouvé son Dieu !

Au cours des millénaires, les hommes ont recherché Dieu d'innombrables façons. C'est ainsi que, dans le monde entier, le phénomène religieux a pris une variété extraordinaire de formes, de la luxuriance de l'hindouisme au monothéisme juif, en passant par l'islam et les Eglises de la chrétienté, sans oublier les philosophies orientales, telles que le shinto, le taoïsme, le boudhisme ou le confucianisme. Dans les régions plus reculées du globe, l'humanité s'est aussi tournée vers l'animisme, la magie, le spiritisme ou le chamanisme.
Cette recherche de Dieu a-t-elle été couronnée de succès ?
 
Euh..... j'ai posé mon cul à terre, une tasse de thé chaud entre les mains ( vous commencez à connaître mes habitudes, j'ai réfléchi et..... j'ai compris !
 
Compris que, quel que soit le courant de pensées et sa provenance géographique, globalisation oblige, l'homme vouait désormais un culte au Dieu unique. Odieux, non ?

                                                   

                                                

dieu_consommation_2[1]

 

Feuille d'automne

18:22 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : religion, consommation |  Facebook |

Suicide... l'autre voyage.

article_nocturne2005[1]

L'aube bleutée, oisive, frémissante sous la rosée printanière s'étirait comme le jeune enfant assis dans son lit, souriant à la gourmande perspective d'avaler un grand bol de chocolat chaud et mordre joyeusement cette belle journée annoncée.

La semaine commençait. Une semaine habituelle, sans surprises. Une semaine clientèle. Vendre des produits "bébé", il le faisait avec coeur et plaisir depuis une dizaine d'années. La grisaille du macadam, on the road again, opposée aux vivaces couleurs des têtes de gondoles animait son quotidien.
Au volant de sa puissante berline, tandis que la FM crachait les nouvelles du monde entre pub et variété formatée, il passait en revue les moments de sa vie comme la troupe défile devant les généraux avant l'ultime combat.
Il pensait à l'équilibre retrouvé dans la relation chaotique vécue avec son ex-compagne et leur petite fille Mathilde. Il s'était reconstruit, se nourissant avec appétit de ce que lui offrait la nouvelle femme de sa vie : un nouvel enfant était né. Les projets affluaient : une maison à construire, des vacances pour la famille....
Le mal aux reins qui l'avait conduit aux urgences espagnoles lors d'un voyage incentive aux Baléares continuait à l'inquiéter mais ça passerait probablement comme le reste, se disait-il. 
Coup d'oeil dans le rétroviseur, la route est fluide, sereine....
Soudain, il a froid, très froid, l'eau pourtant pisse le long de l'échine, le fièvre fait barrage. Il pense, il s'étouffe, son existence défile comme un diaporama qui s'emballe vite, trop vite. Syndrôme de l'entonnoir, confusion des sentiments..... sa naissance, son enfance, ses joies, sa tristesse, ses colères, ses colères surtout : pourquoi papa s'est-il suicidé sans explications, sans la moindre réponse à nos questions ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Coup de volant rageur à droite, il quitte la route pour un chemin caillouteux.... conduite hypnotique dans l'épaisse poussière trainée par la voiture. Il freine. Silence. La diapo cérébrale a cessé de défiler. Arrêt sur image : celle de ses deux petites filles. Calmement, il tire de son portefeuille soigneusement rangé les photos de Mathilde et Chloé. Serrées entre ses doigts fébriles, il les contemplent, ces gamines qu'il aime tant, prometteuses d'innombrables années de bonheur.
Et pourtant......
Il sort de la voiture. Pas de vent, les oiseaux sont ailleurs, l'aube a égaré sa lumière et la rosée s'est évaporée.... Quelques pas, il ouvre le coffre, en sort une corde. Quelques pas encore, un arbre, une branche. Tel l'artisan maîtrisant son art, il fabrique un noeud. Un noeud rude, dur, inextensible comme celui qui fut le drame de sa vie : l'abandon d'un père qu'il aimait.
Quelle a été sa dernière pensée ? Nul ne le saura..... Offert aux corneilles, son corps balance, mou,  débarassé d'une vie qui lui semblait à ce point insupportable qu'il venait de commettre à son tour l' inconcevable. 
 
Mon ami, tu prétendais toujours que j'étais ton rayon de soleil lorsqu'autour d'un amer café nous refaisions le monde. Si j'étais ton soleil c'est parce que tu étais mon miroir..... Où que tu sois, ma lumière t'accompagne. Tu te réjouissais de mon prochain départ pour le Tibet, des sommets enneigés plein les yeux. Ne t'inquiète pas, je ne t'oublierai pas et je me gaverai de ton enthousiasme d'alors pour gravir les cîmes qui me rapprocheront de toi. Et plus près de toi, là-haut, peut-être que dans un murmure emprunté au vent tu me diras pourquoi ce voyage sans annonce......
Adieu......
 
Feuille d'automne       

09:14 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

09/03/2007

Un fantôme entre fiel et miel......

apocalypse[1]

"Les histoires de fantômes, qu'on imagine avoir inventées d'un bout à l'autre, peuvent enclore une réalité, et ceux qui les écrivent, être en quelque sorte des chargés de mission d'un monde caché qui essaie de se révéler à nous, nous obligeant à réfléchir, alors que nous préférerions sourire, hausser les épaules et vouloir, par lâcheté humaine, ne voir dans l'inconnu qu'une amusette à ne pas lire la nuit.
..... Car tout fini par être vrai..... "
 
Jean Ray
 
 
300px-Hieronymus_Bosch_-_The_Garden_of_Earthly_Delights_-_Garden_of_Earthly_Delights_(Ecclesias_Paradise)[1]
Tremblez genre humain
Vous allez crever l'âme séchée
Quelque part sous la table
Ou la gueule ouverte
Dans le cloaque de vos inepsies
Nul besoin de versification
Pour signifier votre trépas prochain
Profitez une ultime fois du fruit
De votre accablante insuffisance à vivre
Pas de tour opérateur pour le Darfour
Changer vos seins et gonflez-vous au botox
Engloutissez vos pizzas industrielles
Puisque vous les vomirez sur l'autel du néant !
 
Feuille d'automne
 
 
 
sts-097_kidstation_project2000_image20[1]
Juste un peu de ciel
Du bleu sous le soleil
Juste un fruit goûteux
Un regard amoureux 
Juste une fleur parfumée
La poésie de Mallarmé 
Juste de la tendresse
Sous le joug des caresses
Juste toi près de moi
Et moi près de toi
 
Pourtant si simple.....
Qui fallait-il convaincre ?
 
Feuille d'automne
 

17:03 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : jean ray |  Facebook |

25/02/2007

C'est pourtant simple......

no11[1]

Si je mets dix hommes sur une île déserte, la loi d'attraction va les rassembler en deux groupes, et la loi d'opposition leur inspirer des idées absolument contraires sur la façon d'organiser l'île. Si un groupe pense "nord", l'autre groupe, par réflexe immédiat, pensera "sud". Et ils commenceront à ramasser des cailloux pour se convaincre réciproquement en se les envoyant sur la figure. Si un des deux groupes se montre plus fort et absorbe l'autre, une force d'opposition va naître en lui, grandir et le couper de nouveau en deux ou en plusieurs morceaux. C'est la loi!
Ce n'est pas cela qui fait le malheur des hommes. Ils pourraient entre l'attraction et l'opposition, trouver un équilibre et vivre en paix, comme le soleil et les planètes. Ce qui les rend malheureux, c'est le bonheur. L'idée qu'ils s'en font, et de besoin de l'attraper. Ils s'imaginent qu'ils sont malheureux aujourd'hui, mais qu'ils pourront être heureux demain, s'ils adoptent certaine forme d'organisation. Chaque groupe a une idée d'organisation différente. Non seulement il se l'impose à lui-même, à grande souffrance, mais il cherche à l'imposer à l'autre groupe, qui n'en veut absolument pas, et qui essaie au contraire de lui faire avaler de force sa propre cuisine.
Et chaque individu croit qu'il sera heureux demain, s'il est plus riche, plus considéré, plus aimé, s'il change de partenaire sexuel, de voiture, de cravate ou de soutien-gorge. Chacun, chacune attend de l'avenir des conditions meilleures, qui lui permettront, enfin, d'atteindre le bonheur. Cette conviction, cette attente, ou le combat que l'homme mène pour un bonheur futur, l'empêchent d'être heureux aujourd'hui. Le bonheur de demain n'existe pas. Le bonheur, c'est tout de suite ou jamais. Ce n'est pas organiser, enrichir, dorer, capitonner la vie, mais savoir la goûter à tout instant. C'est la joie de vivre, quelles que soient l'organisation et les circonstances. C'est la joie de boire l'univers par tous ses sens, de goûter, sentir, entendre, le soleil et la pluie, le vent et le sang, l'air dans les poumons, le sein dans la main, l'outil dans le poing, dans l'oeil le ciel et la marguerite.
Si tu ne sais pas que tu es vivant, tout cela tourne autour de toi sans que tu y goûtes, la vie te traverse sans que tu retiennes rien des joies ininterrompues qu'elle t'offre.
(René Barjavel, Si j'étais Dieu..., p.66, Garnier)

 

C'est pourtant simple à comprendre, non ?

Digression légère :

Est-ce le progrès qui pousse à la consommation ou la consommation qui entraîne le progrès ?

Là, c'est déjà moins évident. Bon, je m'assieds (sur le sol), je me fais un thé (nature) et je réfléchis !

Euh.... Repassez dans quelques semaines, il y aura peut-être une ébauche de réponse !! :o)))

Feuille d'automne


18:56 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Nous sommes fichés, code-barrés.....

45905__Code-Barre[1]

 
Le pouvoir n'est pas un moyen, il est une fin.
On n'établit pas une dictature pour sauvegarder une révolution.
On fait une révolution pour établir une dictature.
La persécution a pour objet la persécution.
La torture a pour objet la torture.
Le pouvoir a pour objet le pouvoir.
Georges Orwell, 1984 ( 1949 )
 
Les rues n'ont plus de recoins, plus d'angles morts.
Ca facilite les rapports de force.
Il n'y a plus d'amoureux, plus de bancs publics.
Nous sommes éternellement bronzés.
Notre vocabulaire est réduit à cinquante mots.
Bernard Lavilliers,  Big Brother ( 1977 )
 
Tout est écrit déjà !
Il n'est plus question de fiction ou de parano.
Nous avons souri à la lecture de ces visionnaires. Nous pensions être à l'abri, préoccupés que nous étions à entretenir notre sur-abondante consommation.
Notre destin est placé sous contrôle, désormais.
Cartes à puce, systèmes informatisés, empreinte digital, caméras , .....
Souriez, vous êtes fichés !!!
Feuille d'automne  

17:40 Écrit par Feuille d'automne dans pensées | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |